Depuis le rétablissement de la mesure autorisant l’importation des véhicules d’occasion de moins de trois ans, le marché automobile algérien connaît un regain d’intérêt. Cependant, entre les avantages fiscaux et les contraintes techniques, le parcours peut s’avérer complexe. Voici tout ce qu’il faut savoir pour naviguer dans ce processus.
Les informations réglementaires sont données à titre indicatif. Pour des informations exactes, veuillez contacter les autorités algériennes.
Le Cadre légal : Qui peut importer ?
L’importation est strictement réservée aux personnes physiques résidentes en Algérie. L’objectif est de permettre aux particuliers de renouveler leur véhicule personnel sans passer par des circuits commerciaux.
- Fréquence : Une seule voiture tous les trois ans.
- Usage : Uniquement pour des besoins personnels.
Motorisations : Ce qui est permis et ce qui est banni
Le gouvernement a clairement orienté sa politique vers la transition énergétique.
- Autorisés : Moteurs essence, électriques et hybrides.
- Interdit : Le Diesel reste strictement prohibé pour l’importation par les particuliers.
Les Avantages fiscaux : Une grille attractive
Le point le plus crucial pour l’acheteur est le coût des taxes douanières. Le décret exécutif n° 23-74 prévoit des réductions significatives selon la motorisation :
| Type de Véhicule | Cylindrée | Réduction des Taxes |
| Électrique | Toutes | 80% |
| Essence / Hybride | ≤1800 cm3 | 50% |
| Essence / Hybride | >1800 cm3 | 20% |
La procédure de dédouanement
Une fois le véhicule arrivé au port (Alger, Oran, Jijel, etc.), le propriétaire doit entamer la procédure de dédouanement.
Les documents indispensables :
- La facture d’achat ou l’acte de vente.
- Le certificat d’immatriculation (Carte Grise) du pays d’origine.
- Le certificat de conformité aux normes internationales.
- Le rapport d’expertise : Un expert agréé par le ministère de l’Énergie et des Mines doit valider que le véhicule est en bon état de marche et conforme aux caractéristiques déclarées.
Précautions avant l’achat
L’âge du véhicule est calculé à partir de sa date de première mise en circulation jusqu’à la date de souscription de la déclaration en douane.
Conseil : Assurez-vous que le véhicule n’est pas trop proche de la limite des 3 ans au moment du départ de l’étranger, car les délais de transport maritime ou les retards au port pourraient vous faire dépasser la date limite, rendant le véhicule non accepté pour le dédouanement.
